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La Belle Noiseuse

Jaques Rivette
Year: 1993
Duration: 125 min.

Populaire

Régis Roinsard
Year: 2012
Duration: 111 min.

Caroline Chérie

Richard Pottier
Year: 1951
Duration: 141 min.

Austerlitz

Abel Gance
Year: 1960
Duration: 166 min.

L'Amant

Jean-Jaques Annaud
Year: 1992
Duration: 115 min.

Les Copains

Yves Robert
Year: 1965
Duration: 91 min.

L'assassin habite au 21

Henri-Georges Clouzot
Year: 1942
Duration: 84 min.

Riens du tout

Cedric Klapisch
Year: 1992
Duration: 95 min.

Untel père et fils

Julien Duvivier
Year: 1940
Duration: 113 min.

Classics

Classical studies contribute more and more towards contemporary historical knowledge. The development of archaeological techniques and the digital storage, analysis, and harnessing of data, as well as the new questions asked by the present times (regarding economic and trade ties; acculturation and identities; the variability of the perception of spatiotemporal limits, for instance) lead them to add length and complexity to their survey. There, they not only find many new opportunities for collaboration between already existing disciplines, but even map out quite new research territories (gender and environmental studies, etc.).

Via the new research programme of ancient studies, the MFO seeks to maintain close working relationships with Oxford University, where these studies take an important place, both traditional and particularly active within the Faculties of Classics, Philosophy and Law. The “Vernant lessons” regularly held since 2008 in collaboration with the Faculty of Classics exemplify the MFO’s objectives of knowledge gathering, transmission as well as observation of the present world.

So, after including among its members specialists of ancient philosophy and of the modern period, now the MFO opens up its research to include ancient Greek history of the archaic, classic and Hellenistic periods and also to Byzantine history.

The MFO’s ancient studies programme also proposes and develops research for new collaborations with Oxford University. The historical anthropology is the field in which the MFO aims to bring together historians, especially science historians, philosophers, legal experts and anthropologists, in order to conduct research into ancient medicine as well as the ancient knowledge and techniques regarding the body and the mind/soul. What is health? What are a sick body and/or a sick soul? What does wisdom need? How does the living human being open himself outside of his bodily envelope? Conversely, how does he close himself? How far do his scope and expansion go? What enters into him? What comes out of him? What extends or stops him? What is the relationship area within which his limits move and what gives impetus to that movement? How do ideas and practices concerning the human being (both body and soul) correspond with political patterns? Such are some of the issues dealt with by the ancient studies programme of the MFO.

 

History

L’histoire est, depuis l’origine de la MFO, une activité essentielle. L’axe qui lui est spécifiquement consacré est soucieux de favoriser les approches comparatistes. Fédérateur, l’axe Histoire inscrit l’interdisciplinarité au cœur de ses programmes.

1/Insertion du pôle « Histoire des sciences », champ de savoir où l’Université d’Oxford est un des leaders mondiaux incontestés et qui est un des piliers de la MFO depuis 1999, dans l’axe « Histoire ». Il s’agit là d’un changement majeur. L’Histoire des sciences est dotée à la MFO d’un « Steering Committee » propre, qui assure sa régulation et veille à son insertion internationale. Au-delà de ces déterminations institutionnelles, le choix d’intégrer l’histoire des sciences au sein de l’axe « Histoire » constitue aussi un choix épistémologique et méthodologique. Indépendamment des objets singuliers, ce rapprochement entre Histoire et Histoire des sciences a pour ambition d’affirmer l’historicité des configurations de savoirs et des pratiques interrogées par la discipline historique dans son ensemble.

2/Appréhension de l’histoire sur un temps long : les périodisations françaises, en particulier les divisions entre « histoire médiévale », « moderne » et « contemporaine » sont inconnues dans le monde anglo-saxon. Il est apparu intéressant de sortir l’histoire française de son corset chronologique afin à la fois de renouer des alliances avec des historiens de périodes différentes travaillant sur des objets communs en vue d’enrichir le regard porté sur le contemporain.

La période 2014-2018 que couvre le quadriennal est une période qui s’annonce particulièrement riche du point de vue des commémorations, en particulier celles concernant la Première et de la Seconde Guerre mondiale. L’un des défis pour l’axe Histoire de la MFO est d’être présent, et de participer activement à des manifestations qui vont mobiliser la communauté internationale des historiens, et rencontrent à Oxford un écho particulier, les War Studies y étant particulièrement bien représentées. L’enjeu intellectuel est de taille. Il s’agit dans une période de forte demande sociale, de montrer la résilience des institutions universitaires, et leur capacité à préserver l’autonomie de la recherche. Si la guerre est très présente dans l’axe Histoire, l’activité de ce dernier ne s’y réduit pas, grâce au pôle Histoire des sciences, ou à un programme comme celui concernant les révoltes populaires à l’époque moderne.

 La MFO est associée à des équipes oxoniennes qui disposent de la masse critique institutionnelle et de la légitimité internationale pour minimiser le risque de commémorations où les enjeux mémoriels prendraient le pas sur les interrogations historiennes. Concernant la Première comme la Seconde Guerre mondiale, l’ambition est de produire des visions neuves du phénomène guerre, qui se traduiront à la fois par des événements (colloques, conférences) destinés aux universitaires et au grand public de qualité, mais sont, dès le départ, animées par la volonté de laisser une trace durable dans la pensée de la guerre, en termes de publication certes, mais aussi de renouvellement des équipes. Une attention particulière est accordée à la promotion d’une génération de jeunes chercheurs, au développement de partenariats durables d’un point de vue franco-britannique et à la sélection d’idées originales qui appellent des collaborations trans-axes que les programmes présentés ici ont pour vocation d’impulser et de développer.

Literature

Les activités de la MFO en matière de recherche sur la littérature se distinguent par leur forte dimension d’échanges internationaux et d’ouverture comparatiste, qui découle naturellement de la collaboration étroite entre chercheurs et équipes d’Oxford dans le domaine des études littéraires, ainsi que des collaborations avec d’autres institutions universitaires britanniques, en particulier la Voltaire Foundation.

L’axe Littérature est orienté selon quatre préoccupations :

1-l’attention portée à l’analyse de la dimension formelle (stylistique, poétique, narrative et argumentative, notamment) des textes littéraires ; cela est sans doute particulièrement saillant avec le programme nouveau DIFDEPO soutenu par l’ANR (2013-2016) et consacré à la question des littératures à contraintes dans le cadre de l’OULIPO ;

2-le souci de comprendre la littérature au sens esthétique du terme comme une donnée anthropologique ;

3-le souci de considérer également les discours relevant déclarativement du champ littéraire (soient les textes à fonction intentionnellement esthétique) et les discours et pratiques discursives encore parfois tenus pour être aux marges de sinon hors de ce champ : autrement dit interroger les catégories littéraires en tant qu’elles sont historiquement et axiologiquement constituées (ainsi de la périodisation et de la segmentation de l’histoire littéraire, où la comparaison franco-anglaise ne cesse de pointer les différences d’accentuation dues, en amont, aux différences des traditions culturelles nationales : ainsi le early modern sans équivalent véritable en France).

4-l’effort pour situer la littérature dans le champ global des activités artistiques, tout en tenant compte de ses inscriptions spécifiques (fiction, littérature de témoignage, document, …).

Compte tenu, d’une part, du bain international qui est celui de la recherche littéraire aujourd’hui, d’autre part de la forte spécificité de l’organisation de la recherche et de l’enseignement à Oxford, il a été jugé opératoire et source d’efficience d’attacher l’ensemble des activités de l’axe Littérature(s) à deux pôles, chacun de ces deux pôles, pensé à la fois en terme d’histoire littéraire et en termes problématiques et théoriques. Le premier ensemble, intitulé Littérature, arts et sociétés couvre la période médiévale et la période de la première modernité (Early modern); le deuxième noue interrogation historique, formelle et théorique à travers son intitulé même : La littérature française du moderne au postmoderne.

Chacun de ces deux pôles abrite des programmes de recherches dont certains correspondent parfois à des séminaires, animés pour la plupart par des oxoniens. La forte présence des séminaires dans l’axe Littérature(s) est une spécificité qui tient au fait que les séminaires, presque toujours collectifs et confiés à plusieurs organisateurs, constituent, à Oxford, l’un des lieux privilégiés de l’élaboration, de la présentation et de la discussion de la recherche en cours.

Political Sciences and International Relations

« Sciences politiques et Relations internationales » a l’ambition de fédérer des manifestations de nature très différentes, dont le public est en grande partie celui des colleges, à savoir undergraduates intéressés par une approche des grandes questions contemporaines qui concernent notamment la France et la Grande Bretagne ou la vision française de tel ou tel événement, post graduates qui se spécialisent en sciences politiques et grand public de qualité (universitaire ou autres).

Ce nouvel axe bénéficie de l’existence d’un programme né en 2005 à la MFO, et financé dans le cadre d’un GRDE, « Démocraties européennes » qui avait initialement pour but de favoriser les rencontres entre universitaires français et oxoniens travaillant, dans une perspective comparatiste, sur l’évolution du système démocratique européen. Après le retrait du CNRS, le programme a été poursuivi par les trois partenaires (la MFO, Sciences Po et l’Université d’Oxford représentée par les départements de sociologie et de politiques et relations internationales)  sous le nom de « Oxpo ». « Oxpo » permet non seulement de financer des collaborations scientifiques (colloques, projets de recherche, séminaires doctorants, publications collectives) mais facilite également les séjours dans l’université partenaire de doctorants et post-doctorants de quelques mois à une année universitaire (trois par an dans chaque sens) et des échanges d’universitaires confirmés[1]. La MFO contribue financièrement et matériellement (logement des étudiants, recherche d’affiliations dans les colleges, etc.) aux activités d’Oxpo.




[1] Une convention spécififique entre Nuffield College et Sciences Po permet aujourd’hui à trois académiques en provenance de Sciences Po et des centres de recherches liés à la FNSP (LAM et Centre Durkheim à Bordeaux, PACTE à Grenoble) de résider un « term » (c'est-à-dire huit semaines) dans le collège. Par ailleurs, deux universitaires titulaires à Oxford passent un mois chacun à Sciences Po.

 

Theory of Law and Legal Anthropology

Dans le contexte de la mondialisation, le droit évolue, se transforme et le concept même de « sciences juridiques » devient difficile à cerner. Les vieux concepts, soubassements des droits européens, sont mis à mal -les catégories public/privé, l’idée de souveraineté, celle d’Etat-, tandis que la concurrence  à côté des lois régaliennes de systèmes de régulation hybrides remet en question les systèmes juridiques traditionnels. À ce brouillage des catégories traditionnelles de la pensée jurdique, s’ajoute un défi spécifique pour les juristes du XXIe siècle : la nécessaire harmonisation des droits dans le contexte européen.

La MFO entend participer à ce débat dans une perspective historique et anthropologique, en organisant des rencontres franco-britannique, et européennes, autour du droit, dans une perspective interdisciplinaire rassemblant juristes de droit positif, historiens du droit, théoriciens et anthropologues  du droit.

Dans son livre, L’Invention de l’Europe (1990), Emmanuel Todd observe que les agrégats juridiques qu’il repère dans l’espace européen à partir de l’époque moderne sont vraisemblablement issus de très anciens modèles de parenté et de relations familiales, plus largement de ce qu’il appelle « une mise en forme anthropologique du droit, remontant à l’époque qui suivit la dislocation de l’Empire romain ». Pour saisir la dialectique qui a constitué les droits européens, il faudrait donc, sans minorer l’importance du droit romain/ius commune, restituer le pôle opposé, celui de la coutume, caractérisé par sa pluralité. C’est dans ce cadre qu’ont mûri les valeurs européennes, et que se sont développés les droits nationaux européens.

Le problème historique de la dialectique coutumes vs droit romain ; particularismes nationaux vs loi commune, prend souvent la forme, peut-être mystifiée, de l’opposition entre droits continentaux romanisants et common law anglo-saxonne.

Par ailleurs, l’Europe d’aujourd’hui est confrontée à une question redoutablement complexe : celle de l’harmonisation des droits. La Commission présidée par Ole Lando a débouché sur la parution des Principes du droit européen du contrat, publication qui entend présenter « le reflet d’un fonds commun de solutions aux problèmes du droit du contrat » à partir de l’étude comparée de seize systèmes nationaux, de la Convention de Vienne sur la vente internationale de marchandises et des Principes Unidroit. Les catégories essentielles du droit romain y sont très présentes, ce qui suggère l’aide que peuvent apporter les romanistes aux juristes de droit positif, et justifie l’inclusion des études anciennes ou « Classics » au sein de l’Axe Droit de la MFO afin de s’interroger, sur la longue durée, sur la place et la persistance des catégories du droit romain dans la construction du droit européen des contrats aujourd’hui. Ou, pour le dire autrement, en quoi l’expérience romaine peut-elle aider le juriste d’aujourd’hui à comprendre comment à partir de concepts communs des solutions divergentes a pu se constituer le droit continental européen ?